Italie- Grèce 2010

Circuit du 5 avril au 20 mai 2010

5 avril 2010

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                                                                                                                                                         Après avoir compté les jours qui nous séparaient du départ, le jour J est enfin arrivé. Dernières vérifications pour ne rien oublier, le contact est mis et c'est parti pour un mois et demi. premier arrêt chez nos amis de Haute Savoie ou nous passerons la soirée et la nuit. Demain l'aventure commence. 

6 avril

 10heures nous quittons nos amis direction tunnel du mont blanc que nous traversons sans difficultées,ensuite Aoste, Ivréa par l'autoroute, déjeuner sur un parking près du lac de Cavaglia,il fait un temps superbe, le moral est aussi au beau fixe, tout va bien. Nous continuons vers Alessandria, Piacenza ou la circulation devient intense, c'est l'axe Milan Bologne donc énormément de poids lourds; Arrêt à Fidenza pour la visite du village et pour la nuit nous coucherons à Fontanellato sur une aire camping-car gratuite. Nuit calme malgré la proximité de l'autoroute.

7 avril

Après une bonne nuit réparatrice, nous reprenons la direction de la république de San Marino,nous manquons l'entrée de l'autoroute et nous traversons Parme par la nationale. La galère. Ce n'est qu'à Reggio nel Emilia que nous retrouvons l'autoroute pour sortir à Rimini sud et il nous reste encore 30 kms avant d'atteindre notre but. San Marino, l'un des plus petits états du monde(61 kms2) sur les pentes du mont Titano.Visite de la ville, superbe point de vue depuis la citadelle avec au loin la mer Adriatique. Nous recherchons le parking 10 réservé aux camping-cars,gratuit mais fermé à notre passage, il est remplacé par le parking 13 qui,lui est payant(10 euros). Provisoire ou définitif personne ne peut nous le dire. Nous avons la chance d'arriver au moment ou des Camping-caristes Italiens partent et nous donnent leur ticket de stationnement valable jusqu'au lendemain 10heures. Il y a quand même des gens sympas.

San Marino

8 avril

Départ de San Marino pour reprendre l'autoroute de Rimini. A l'arrivée à Ancône nous allons directement au port pour repérer les lieux, cela nous évitera de chercher et de perdre du temps . Ensuite nous cherchons l'aire de service sur les hauteurs de la ville que nous trouvons rapidement. Pas mal, avec vue sur la mer et la ville. Il ya une vingtaine de caravanes inoccupées appartenant aux résidents.Donc nuit calme assurée.

Le lendemain nous rejoignons le port, passage obligé chez Anek lines pour les formalités de départ, puis nous rejoignons notre quai d'embarquement. Une trentaine de camping-cars ,camions et voitures sont déjà en place. 13h30 arrivée du ferry. Le temps du débarquement dure un peu plus d'une heure. Il est 15h30 lorsque nous embarquons à notre tour et à 16h c'est parti pour une traversée de 15h. La nuit est un peu bruyante à cause des moteurs et de la ventilation du ferry. Vers 7h nous longeons d'un coté les côtes Albanaises,de l'autre l'ile de Corfou.Le soleil se lève derrière les montagnes donnant des reflets d'argent sur la mer ,et éclairant les villages de Corfou.8h30 heure Grecque nous sommes au port D'Igouménitsa.Le ferry continue jusqu'a Patra. Un petit arrêt sur le parking du port pour saluer nos camping-caristes de rencontre,nos routes se séparent et nous voila  sur les routes de Grèce pas très rassurés avec tout ce que l'on nous a dit sur la conduite dangereuse des Grecs. Nous aurons maintes fois l'occasion de le constater.

Ancône

10 avril

             En route pour le tour du Péloponnèse.D'abord direction Prévéza distant de 80 kms mais nous arrêterons avant.Nous avons prévu un camping à Riza sur les bords de la mer Ionnienne. Un peu surpris en arrivant,ce camping ressemble plus une casse pour vieilles caravanes,ce sont en fait des caravanes appartenant aux résidents de la région comme à Ancône.Sur le moment on a envie d'aller plus loin.La fatigue du voyage et l'état des routes nous incite à rester.Finalement nous ne le regretterons pas puisque nous y resterons 2 jours.Les propriétaires sont accueillants, nous sommes en bord de mer, les installations sanitaires sont impeccables, et nous avons la wifi gratuite ce qui permet de donner des nouvelles à la famille.Nous sortons donc la tenue légère pour une petite bronzette. Il fait déjà chaud. Pour les Grecs la saison ne commence qu'au premier mai,ce qui nous laisse le camping pour nous seuls Un peu de repos après une semaine à travers l'Italie avec sa circulation démentielle.

11 avril

Journée tranquille au camping Acrogiali, plage ,bronzette, trempette (juste les pieds),l'eau est encore fraiche,et promenade jusqu'au port de pêche de Lygia,montée à la superbe chapelle Byzantine, visite et retour au camping poursuivre le farniente. Dur,dur le métier de retraité, ce n'est pas à la portée de tout le monde.Le soir quelques dauphins nous offrent un festival gratuit à une cinquantaine de mètres de nous .

Lygia

12 avril

        Départ du camping Acrogiali vers 13h, 18 kms plus loin à Prévéza nous passons sous le tunnel qui relie le continent à l'ile de Leucade (Lefkada). Nous visitons la ville et son port. Nous retrouvons des camping-caristes de Brest qui étaient aves nous sur le ferry. Nous échangeons les numéros de téléphone pour éventuellement se retrouver plus tard.Nous commençons notre tour de l'ile par la côte Est,vers Nidri,village très touristique,impossible de s'y garer. De ce village on a vue sur l'ile de Scorpios appartenant à Aristote Onasis, ou il y est enterré avec ses enfants et il s'y est marié avec Jacqueline Kennedy dans une petite chapelle. Cette ile est interdite à tous visiteurs. Quelques kilomètres plus loin à Vliho dans un charmant port nous trouvons un bel emplacement pour la nuit ou nous rejoignent nos copains Bretons une heure plus tard, et bien sûr apéro ensemble cela va de soi. Nuit pas très calme, nous sommes au bord d'une route assez passagère et bruyante.

Vliho

13 avril

             Nous quittons Vliho par la route sinueuse qui conduit à Vassiliki qui est le port d'embarquement  pour l'ile de Céphalonie (Kéfalonia) et Ythaque. Superbe village typique avec ses nombreuses tavernes,   ses habitants déjà attablés aux terrasses en sirotant l'ouzo.  l'après midi nous attaquons la côte Ouest, sauvage, montagneuse et difficile d'accès aux gros camping-cars. Routes étroites et villages encore plus étroits, il faut manoeuvrer pour passer même avec un c/car de 6,60m. L'adrénaline monte. Agios Pétros,Komili , Athani , Gialos, Porto Katsiki ça rétrécit encore,route dans les falaises, pas de barrières de protection , des pierres tombées des falaises sur la route ,qu'il faut éviter.Angoissant. tout cela pour aller au bout de l'ile voir le saut de Leucade la falaise la plus haute de l'ile ou la poëtesse Sapho se serait jetée pour l'amour du beau Phaon.Il reste quelques vestiges d'un temple à Apollon,  ou les prètres jetaient les condannés du haut de cette falaise,et s'ils en réchappaient ils étaient graciés et considérés comme innocents. Ensuite retour sur Komili , Kalamitsi, encore un village à passer au centimètre près et arrêt pour la nuit sur la plage de Katisma, arrêt bien mérité,trois heures pour trente kilomètres. Pour finir la soirée selon un rituel bien établi, tournée d'ouzo avec nos Bretons qui nous suivent toujours.

14 avril

9 h30 départ de Kathisma direction Lefkada que nous traversons une demie heure plus tard sans difficultées. La ville est la capitale de l'ile du même nom, nous passons devant le fort Santa Mavra qui a donné son nom à un vin corsé très bon. Sortis de l'ile nous prenons la E55 qui longe la mer jusqu'à Patras et qui continue ensuite dans le Péloponnèse jusqu'à Kalamata. Encore des difficultés à traverser Palarios,puis la route s'élargit vers Mytikas que nous contournons. Un paysage superbe s'offre à nous sur les iles de Kalamos et Kastos peuplées de marins retraités qui ont travaillés autrefois pour Onasis. Vu la beauté du paysage l'arrêt déjeuner s'impose pour prolonger ces instants de bonheur. 16h nous reprenons notre route en la partageant avec les chèvres,les vaches(plus petites que chez nous) et des cochons noirs.C'est une découverte de voir ces animaux en liberté sur une route à grande circulation. Tout au long de cette route nous voyons de nombreuses iles ou ilôts.Vers 17h nous arrivons à Astakos joli port de pêche avec ses tavernes animées le soir.C'est encore un point de départ pour les iles de Céphalonie Ythaque et Zante.cette nuit nous restons ici toujours avec nos Bretons qui arrivent un peu plus tard.

15 avril

           Nous quittons Astakos aux environs de 9h,toujours avec un panorama superbe, mais plus pour longtemps.La route s'écarte de la mer rapidement pour laisser place à un route triste et sans intérêt.Nous nous égarons.Pas facile de demander son chemin quand on ne sait pas un mot de Grec.  Avec un peu de patience et quelques kilomètres supplémentaires,nous reprenons le bon chemin.Le pont de Patras est en vue,nous ne pouvons le manquer.La traversée du pont est courte et le prix élevé(12euros).A la sortie je rate la route de Pyrgos et me retrouve au péage de l'autoroute pour Athènes.Plus question de faire demi tour je dois continuer jusqu'à la 1ère sortie qui est à 40 kms,pour la modique somme de 7,30 euros.En fait ce n'est pas vraiment une autoroute mais une mauvaise nationale en travaux et une 2 voies avec les bandes d'arrêt d'urgence que les Grecs transforment en 4 voies.C'est la route la plus dangereuse et la plus accidentogène de Grèce,pas de quoi rassurer.J'ai l'impression de ne pas en voir le bout.A la sortie nous reprenons une petite route qui longe le golfe de Corynthe,très belle ,avec moins de circulation.De retour à Patras 2 h plus tard,je suis enfin sur la route de Pyrgos que nous quittons à Lapas pour nous diriger vers la plage de Kalogria ou nous resterons jusqu'au samedi avec au programme,bronzette,vélo et ouzo avec nos Bretons toujours présents à l'appel du soir.Le samedi nous descendons 50 kms plus bas à Loutra Killini sur une plage envahie de camping-cars Allemands.

18 avril

 Nous quittons la plage de Loutra Killini pour nous rendre sur le site d'Olympie .Jour de chance, c'est la journée mondiale du patrimoine, et la visite est gratuite. Situé dans les monts d'Arcadie, dominés au Nord par le mont Kronion et jusqu'à la plaine d'Elide dans un bassin très verdoyant, orné de vignes,de pins, de cyprès et d'oliviers. Les premiers jeux olympiques eurent lieu au VIIIème siècle avant J.C pour se terminer en 393 après J.C. Visite du grand temple de Zeus, temple d'Héra, maison de Néron, le gymnase, le stade qui pouvait accueillir plus de 20.000 personnes. Cadre enchanteur, nous sommes ravis de cette visite. L'après midi nous voulions voir le musée, mais fermeture à 15 h le dimanche, donc se sera pour une autre fois.Le soir interdiction formelle de dormir sur le site .La police veille. Nous allons coucher à 60 kms plus loin, à Kalo Néro.Pas terrible,plage sale,village sans intérêt, juste bon pour une nuit.

Olympie

19 avril

10 heures départ de Kalo Néro et séparation définitive avec nos amis Bretons,ils remontent vers Athènes et nous descendons vers Pylos ou déjeunons sur la rade du port à midi.Poursuite l'après midi vers Méthoni distant de 10 kms par une route sinueuse et étroite.Il faut rentrer les rétroviseurs lorsqu'on croise un camion. Méthoni, aujourd'hui port de pêche fut longtemps occupé par les Turcs ,puis les Vénitiens,et à nouveau les Turcs.On voit  de nos jours quelques hotels aux beaux balcons sculptés, des tavernes, la citadelle du XIIIè siècle remaniée aux XVè,XVIèet XVIIIè siècle.Elle est en grande partie l'oeuvre des Vénitiens modifiée par les turcs. La tour octogonale Turque nommée tour de Bourdzi est du XVIè siècle.On aperçoit les iles de Sapienza et de Schiza qui émmergent des eaux de la mer Ionnienne. Beau point de vue qui nous incite à rester pour la nuit.

Méthoni

20 avril

Au matin nous laissons Méthoni pour revenir vers Pylos célèbre par la bataille de Navarin qui fut le prélude à l'indépendance de la Grèce ou les Turcs perdirent 82 navires et 6000 hommes le 20 octobre 1827.La rade de Pylos est une des plus belles de Grèce.La ville forme un amphithéatre autour de la rade avec ses maisons blanches qui lui donnent un air de Cyclades.Face à la rade un beau panorama sur les falaises et sur l'ile de Sfaktiria. A quelques kilomètres de là,on peut visiter la forteresse(le Niokastros construit par les Turcs) et à 20 kms sur la route d'Hora,le palais Nestor roi de Pylos qui fut le seul à ramener la paix entre les Grecs pendant la guerre de Troie.

Nous nous installons au port pour la journée et certainement pour la nuit. Un ferry contenant de vieilles voitures provenant de divers pays d'Europe est ammarré,les moteurs tournent et envoient leurs fumées noires sur la rade.Nous nous déplaçons plusieurs fois en fonction du vent qui tourne.Nous pensons que le ferry va repartir bientôt.A 20heures la situation est toujours la même et nous sommes complètement gazés.Impossible de dormir ici.La décision est prise à contre coeur,nous retournons coucher à Méthoni.

21 avril

                    2ème départ de Méthoni pour retourner vers Pylos.Il n'y a pas d'autre alternative. Le ferry qui nous a fait fuir est toujous là,les moteurs tournent encore. Une forte odeur de gazoïl brûlé s'est répandu sur la ville et nous prend à la gorge . Insoutenable. Nous faisons le plein d'eau et nous déguerpissons rapidement pour suivre la route de Messine et Kalamata, ou nous faisons le plein de carburant. 1,19euros le litre de gasoïl, le moins cher trouvé jusqu'à présent. Les prix varient entre 1,20 et 1,37 euros,il faut faire très attention. Le seul avantage que nous avons est d'être servi par un pompiste comme autrefois chez nous. A la sortie de la ville nous attaquons les grandes montées, virages en lacets, mais quel panorama sur la mer et les iles lointaines. Le Magne commence ici. C'est à mon avis la plus belle région de Grèce.  Montagnes sauvages,  rocailles,villages  dépeuplés dûs à l'émigration de la jeunesse. Il faut reconnaitre qu'il n'y a pas d'avenir ici. Les habitants s'appellent les Maniotes et sont d'un caractère assez indépendant. Notre bivouac est prévu à Ytilo sur le parking d'une taverne dans une anse magnifique, la mer à nos pieds, et d'imposantes montagnes derrière nous. A notre arrivée nous sommes seuls, cela ne va pas durer longtemps. Un Anglais,un Irlandais et un couple d'Allemands que nous avions rencontrés à Kalogria viennent nous rejoindre, ce qui n'empêche pas de passer une nuit calme. Le lendemain journée plage et déjeuner à 14h à la taverne qui nous cède son terrain gratuitement. Il faut bien jouer le jeu.

Itylo

23 avril

                Nous laissonsYtilo pour aller au bout du Magne à Porto Kagio via Aéropolis,route qui grimpe à 20% dans les falaises. Impressionnant et beau.Route qui redescend et remonte encore avec des virages en épingle à cheveux.Quel panorama ,on en oublie les inconvénients de la route.Une dernière grande descente et nous sommes à Porto Kagio.Un parking minuscule ou les camping-cars  sont interdits.Petit village de pêcheurs oublié dans ce coin du monde,et deux tavernes dont les propriétaires ne savent pas quoi faire pour nous récupérer. Nous hésitons? laquelle choisir?L'une nous offre le café et les gâteaux faits maison,mais nous ne pouvons rester,leur parking est inaccessible  aux camping-cars et il parait que la police vient verbaliser si on est hors des parkings des tavernes,ce qui m'étonne, la police ne doit pas se déplacer tous les jours dans ce bout du monde.Je crois qu'il y a rivalité entre les 2 tavernes.Laissons ces querelles de clocher et quittons cet endroit paradisiaque pour retourner à Ytilo.Le lendemain la pluie et le vent ne nous incitent pas à partir. Restons une journée de plus, après tout nous ne sommes pas si mal que cela.

Le Magne

25 avril

  Cette fois nous partons définitivement d'Ytilo pour Gythio.L'approche de la ville nous séduit et nous envisageons l'arrêt du soir. Panneaux"no camping" partout. Cela commence bien. Direction le port ou en général on trouve toujours un emplacement. Les poubelles débordent de tous cotés. La chaleur aidant ,c'est une puanteur autour de nous .  Nous fuyons .Partout le même décor, à croire que les éboueurs sont en grève depuis un bon moment. Renseignement pris auprès de camping-caristes passés ici à d'autres dates, même constat. Dommage car la ville est belle, la route en bon état, ce qui n'est pas toujours le cas. Nous bénéficions d'une végétation luxuriante, palmiers, arbres de Judée aux fleurs mauves, orangers, falaises impressionnantes. Sparte est notre prochaine destination, que nous traversons sans s'arrêter, la ville n'est pas très belle et il n'y reste aucun vestige de l' époque antique. Avant Tripoli nous reprenons une route de montagne ou il ne faut pas se tromper sinon on risque de se retrouver à l'opposé de notre but. Beaucoup d'intersections , peu de panneaux et pour faire simple écrits en Grec. Grand moment de solitude. Enfin un village! Astros.Traversée difficile, puis nous retrouvons les bords de mer(Egée) dans le golfe d'Argolide. Ensuite Nauplie. Nous sommes dimanche et ce n'est pas le meilleur jour .Stationnement Quasi impossible, il faut aller plus loin. Peut être reviendrons nous. Direction Déprano à 12 kms pour un arrêt au camping Triton II, grande classe pour 15 euros en bord  de mer avec vue sur les iles de Platia et Psila.

Déprano

28 avril

    Après trois jours de repos au camping,nous sortons de Déprano par une route qui s'élève rapidement dans la montagne en découvrant une fois de plus des côtes superbes, des routes  étroites et tortueuses jusqu'à Ermioni, village ou serait  originaire Mélina Mercouri. Ensuite route de bord de mer en très mauvais état, bordée d'oliviers, vue sur l'ile d'Hydra jusqu'à Vlaheika. Nous nous éloignons un peu de la mer, pour y revenir quelques kilomètres plus loin. L'approche de Galatas offre un paysage grandiose sur l'ile de Poros et ses ilôts environnants. Du parking ou nous stationnons, on peut admirer l'ile juste en face qui ressemble avec ses maisons blanches aux Cyclades. Le parking de Galatas n'est pas Kleen, carcasses de vieilles voitures abandonnées, camions, détritus de toutes sortes jetés n'importe ou, nous propulse plus loin vers la presqu'ile de Méthana, et toujours des paysages à couper le souffle.La ville éponyme a beaucoup de charme.A l'entrée, d'anciens thermes fermés depuis un certain temps,peut être pour cause de crise,diffusent une forte odeur de souffre.On s'y habitue.Nous nous engageons dans une allée bordée de palmiers avec,à notre droite une dizaine de bateaux de pêche ammarrés,à gauche la pleine mer et au loin l'ile d'Egine.Qu'espérer de mieux pour la nuit.

l'ile de Poros

29 avril

palea-epidavros-

       Après une nuit super tranquille, nous reprenons la route de Paléa Epidavros distante de 50 kms. Toujours des paysages extraordinaires par la route des falaises qui surplombe les villages. On voit sur des  kilomètres la découpe des côtes bordées de belles plages et des étendues immenses d'orangers. La traversée de Paléa Epidavros est problématique comme souvent  dû au stationnement anarchique des voitures et de l'indiscipline des Grecs . Ils prennent le temps de vivre et ne sont jamais pressés. Découragé, je m'apprète à aller plus loin, lorsqu'un cycliste qui avait vu la scène me fait signe de le suivre, et voila qu'il m'entraine dans des rues étroites pour me conduire à une superbe plage de sable fin bordée de palmiers ou sont garés 5 campings cars (Allemands). Sans ce cycliste je serais passé à coté.Nous nous trouvons tellement bien que nous resterons quatre jours. Eau et douches à volonté,que demander de mieux ? Nous en profiterons pour faire du vélo,plage, cueillette d'oranges et soirées tavernes. Que du bonheur.

Paléa Epidavros

2 mai

                Toutes les bonnes choses ont une fin. Notre destination suivante est le site d'Epidaure distant de 15 kms. A l'ouverture à 8 h nous y sommes et avons l'avantage de bénéficier du théâtre pour nous seuls, à part quelques chiens qui fuient à notre arrivée. C'est le premier dimanche du mois, le site est gratuit. Quelle chance. Le théâtre est dans un état exceptionnel de conservation. Cela est dû certainement qu'il a été retrouvé en 1829 par une équipe d'archéologues( Français), enfoui sous une couverture de pins et d'oliviers. construit en 2 temps,d'abord par Polyclète le jeune au IVè siècle avant J.C, les 21 rangées supérieures furent rajoutées à la période héllénistique au IVè siècle après J.C, ce qui lui permit de doubler ses capacités soit environ 14000 personnes. Il bénéficie d'une accoustique et d'une harmonie architecturale extraordinaire sur les collines verdoyantes d'Argolide bercées par le chant des cigales. Le temple d'Asclépios est moins bien conservé, cela est dû au pillage des pierres pendant des siècles par les habitants pour construire leurs maisons. Journée très enrichissante. Le soir nous dormons sur le parking du site en compagnie de quelques camping-caristes. Le lendemain, direction Korfos village de pêcheurs, pas très animé mais joli.Nous y resterons la journée et la nuit.

4 mai

  9 heures, départ de Korfos pour le canal de Corynthe, le golfe Saronique et ses iles.Grandiose. Nous passons Isthmia et nous nous égarons pour nous retrouver à Corynthe. Demi tour à l'entrée de la ville. Quelques kilomètres plus loin nous passons le pont du canal sans nous en apercevoir, heureusement qu'il y a du monde sur ce pont, ce qui attire notre attention. Un parking pas très chargé à cette heure matinale nous permet de nous garer. La visite aura duré une demi heure et tout est vu. Pas de bateaux à ce moment là, ce qui aurait été plus intéressant. Du haut du pont la profondeur est impressionnante (80m), 24m de large et environ 6 kms de long. Nous poursuivons vers Loutraki ville thermale qui comme chez nous a des allures de richesse, que nous traversons rapidement, puis une petite route nous conduit au bord d'un lac peuplé de tavernes et plus loin le cap Iréo avec son phare qui domine le golfe de corynthe. En face du phare les villes de Corynthe, Leheo, Perigiali, Vrahatia et Kiato. Sur la gauche, l'entrée du canal et la ville  de Loutraki que nous venons de passer. La nuit toutes ces villes éclairées forment une bande lumineuse ininterompue et donnent l'impression d'une seule et immense ville. Ou nous sommes il n'y a que le phare, nous, et quelques chiens errants avec qui nous partageons notre repas. Coupés du monde, sans téléphone nous passons une nuit tranquille. En passant de l'autre coté du canal nous en avons fini avec le tour du Péloponnèse.

5 mai

La route qui longe le golfe de Corynthe en remontant vers Aigosthena m'avait été fortement déconseillé par un commerçant qui connaissait bien les lieux,je n'ai pas voulu en tenir compte,et comme on dit je n'ai pas été déçu du voyage. Routes défoncées ,en travaux sur des dizaines de kilomètres,étroites plus qu'à l'ordinaire virages dangereux, villages sales et mal indiqués,la totale.Je dois continuer,il n'est plus possible de revenir en arrière sans doubler le kilométrage. A Aigosthena direction Vilia ou là encore , difficultées à traverser le village à cause d'un automobiliste mal garé et qu'il a fallut chercher et trouver pour débloquer la route ou un sérieux bouchon commençait à se former.Tout cela s'est passé dans le calme, ce qui n'aurait pas été le cas en France. Nous continuons vers Thèbes ville antique ou il ne reste pas de vestiges intéressants.Nous nous trompons encore de route et nous voila engagés dans une galère qui va durer quelques heures. Peu de panneaux, et quand il y en a, il sont si vieux qu'ils sont illisibles ou tagués.Nous naviguons à vue.Aujourd'hui n'est pas un bon jour.14h30 nous trouvons un bord de mer et nous décidons de nous restaurer un peu , de nous  reposer et de faire point de la situation.Ce village se nomme Paralia Sparati .A tête reposée nous constatons qu'en fait nous ne sommes qu'à 12 kms de Delphes, là ou nous voulons aller.Avec le ventre plein et une petite sieste, on y voit plus clair. A Delphes nous faisons encore quelques aller retour avant de trouver le camping que nous cherchons. Pour la visite du site on verra demain,suffit pour aujourd'hui.

6 mai

Tôt le matin nous prenons le bus à la sortie du camping pour Delphes. Plus pratique. Le stationnement en camping-car n'y est pas facile. Le bus nous dépose à l'entrée du site ou peu de visiteurs sont arrivés et c'est tant mieux pour nous. Nous commençons par l'agora qui précède le sanctuaire d'Apollon sur une voie dallée,puis le trésor des Athéniens édifice d'époque Dorienne 490-480 av/JC, en marbre blanc de Paros,édifié grace au butin pris aux Mèdes après la fameuse bataille de Marathon. Le théâtre du IVè siècle av/JC remanié au IIè siècle av/JC par les romains. Du haut des gradins une vue magnifique sur les ruines du sanctuaire et sur la vallée peuplée d'oliviers.Par une montée très raide nous arrivons au stade du IIIè et IIè siècle av/JC très bien conservé et pouvant accueillir plus de 6000 personnes. C'est l'émerveillement total.    Quand on se rend en Grèce, Delphes est un incontournable. Ensuite visite du musée,très intéressante malgré la foule qui commence à affluer, et pour finir, en attendant le bus, visite de la ville qui comme toutes les villes touristiques n'a d'autre intérêt que de ramener un souvenir comme on en trouve partout. Nous redescendons le soir au camping ravis de notre passage à Delphes.

Delphes

7 mai

Nous quittons le camping de Delphes vers midi pour nous rendre à Galaxidi village distant de 18 kms d'Itéa et 30 kms de Delphes sur les bords du golfe de Corynthe. Au XIXè siècle Galaxidi était le deuxième port de Grèce avec 350 bateaux et plus de 6000 habitants,puis tombé en ruines. Les maisons d'armateurs furent rachetées par des touristes ou des Athéniens fortunés pour faire aujourd'hui un lieu de villégiature privilégié de touristes avec yachts,un peu le saint Tropez Grec .Cette ville est à voir, mais les tavernes sont chères et tout y est cher.

Après une nuit pas très calme au port, nous remontons vers Kalampaka et les météores distants de 240 kms via Lamia ou nous ratons le contournement de la ville et nous retrouvons au centre ville un jour de marché et aucun panneau directionnel sauf celui de l'hopital.D'un seul coup je me sens malade. Evidemment, je trouve une sortie mais 15 kms plus loin je m'aperçois que ce n'était pas la bonne. Arrêt dans une station service. l'employé nous propose de faire demi tour ou de prendre un raccourci par des petites routes. Ce que nous faisons. Tout se passe bien pendant 10 kms jusqu'à une déviation qui n'était pas prévue avec 2 directions possibles écrites en Grec.Que faire? A ce moment arrive une voiture, je lui fait signe et lui explique ou je veux aller. Il me promène pendant 25 kms pour me planter au beau milieu des montagnes. Grand moment de solitude. Enfin un village ou je m'adresse à un jeune garagiste qui prend sa  voiture pour me remettre sur la bonne route. Nous le remercions vivement et nous voila repartis pour Kalampaka au camping Philoxénia but de notre journée que nous atteignons vers 14 heures

9 mai

De Kalambaka je suis déçu par ce que je vois des météores. Quelques rochers plantés au milieu d'une plaine dans une région la moins montagneuse que j'ai vu jusqu'à présent.J'imaginais autre chose.Une fois pris la première route à droite à l'entrée de la ville le paysage change. La route s'élève rapidement au dessus de la ville. Le premier monastère que nous voyons est celui d'Agios Stéfanos que nous visiterons au retour. Nous poursuivons jusqu'au grand météore, le plus grand et le plus visité. Panorama grandiose avec vue sur les autres monastères. En face sur un piton rocheux le monastère de Varlaam. Impressionnant. On se demande comment on a pu construire de tels édifices en des endroits aussi difficile d'accès et avec les moyens de l'époque.Puis Roussanou qui est aujourd'hui un couvent de nonnes qui vous proposeront des napperons fait  par elles mêmes. En se dirigeant vers Kastraki, Agios Nikolaos estle moins visité à cause d'une montée assez difficile pour des personnes agées ou handicapées. Nous reprenons un autre embranchement qui nous mène à Agios Triada encore plus difficile d'accès,par un sentier étroit et de nombreux escaliers au dessus du vide . Il y a bien un petit téléphérique qui ne parait pas en bon état,mais il  ne sert qu'aux habitantes du couvent. Pour finir Agios Stéfanos, le plus facile d'accès,sans escaliers est le plus visité après le grand météore. Il y a tellement de bus que nous ne pouvons nous garer. Donc pas de visite. En début de soirée retour au camping qui n'a d'intérêt que par la proximité des météores. Camping sale, mal entretenu, sanitaires d'une autre époque, propriétaire désagréable. Au bord de la nationale bruyante et de la voie de chemin de fer. A éviter. Mieux vaut aller au camping de Kastraki, mais quand on l'a su il était trop tard.

Monastères des Météores

10 mai

Nous quittons le camping à 10h  en diection de Métsovo dans des montagnes très vertes qui nous rappèlent les Alpes Autrichiennes, ce qui nous change du Péloponnèse très sec. Il doit pleuvoir plus souvent ici. Au col de Katara à 1705 m d'altitude une petite route à droite nous mène au lac d'Aoos, superbe endroit entouré de forêts ou il y a encore quelques loups et ours qui y vivent en liberté. Le paysage est tellement beau que nous restons pour la journée et la nuit pour apprécier ces instants de solitude propices à la méditation. Le soir deux cygognes noires viennent pêcher près de nous. Le matin suivant nous assistons au lever du soleil derrière les montagnes. Brefs instants de bonheur ou on se sent en osmose avec la nature. Passé ces moments magiques nous redescendons vers Metsovo distant de 10 kms. Village charmant que nous visitons avec plaisir. Ces vieilles maisons en bois aux toits de lauzes construites sur le versant de la montagne, ses ruelles étroites à pic et pavées doivent être dangereuses en hiver avec la neige. La rue principale bordée de commerces d'artisanat de sculpture sur bois, de tissage, de fromages fumés et de vin corsé sont les spécialitées du village. Ensuite nous redescendons vers Ioannina par l'autoroute flambant neuve et gratuite. La visite de la ville s'avère impossible, pas moyen de se garer au bord du lac et encore moins en ville. C'est à regrets que nous continuons vers Dodonne ou nous visitons le site dans l'après midi sous une chaleur écrasante. A part le théâtre assez bien conservé et le chêne ou les prètres d'Apollon prédisaient l'oracle en interprétant le bruissement des feuilles, cela ne valait guère le détour.

12 mai

A la sortie de Dodonne nous reprenons l'autoroute via Igouménitsa ou nous devons réembarquer dans trois jours.Nous sommes en avance sur notre programme, nous retournons ou nous sommes passés au début de notre circuit, à Plataria superbe plage à 12 kms de notre port d'embarquement .Soleil, chaleur et rencontres sympathiques  avec de nouveaux arrivants terminent nos vacances en beauté.

            Le 15 mai après le passage chez Anek lines pour l'enregistrement  des billets et confirmation de l'heure de départ , nous nous présentons à 21h pour l'embarquement en open deck à 22h45 soit seulement un quart d'heure de retard. Mer calme la première heure entre Corfou et l'Albanie. Sortis de ce couloir une tempête se lève et ne se calme pas avant Ancône soit 14 heures plus tard. A l'arrivée, je vois quelques figures déconfites dont une qui m'est proche. A 14h30 nous sommes sur la terre ferme et prenons la direction d'Assise ou nous avons prévu un camping pour la nuit.

17 mai l'Italie

Nous prenons la navette  du camping pour nous rendre à Assises que nous avons déjà vu dans les années 80, mais nous nous apercevons vite qu'il y a beaucoup de détails oubliés et c'est un réel plaisir de redécouvrir les lieux. Par contre ce n'est qu'en descendant de la navette que je me rends compte que j'ai laissé l'appareil photo au camping. Tant pis ,je fixerai les les souvenirs dans la tête en attendant d'y revenir une troisième fois. Le lendemain nous quittons Assises pour les cinq terres qui seront notre dernière étape en Italie.

  Le 19 mai après une brève visite à Lévanto, direction Genova,Alessandria, Vercelli, Aoste, le tunnel du mont blanc et arrêt chez nos amis à Passy avec qui nous passons la soirée.

20 mai

Retour à la maison par des routes qui nous sont familières, retrouver nos voisins, nos chats, notre routine et toujours les mêmes questions que nous nous posons en rentrant: on repart ou? et Quand?

Parcours                      4879 kms

consommation             425,46 litres pour 529,89 euros

campings                      185,40 euros

autoroutes                   84,10 euros

tunnel du mont blanc  92,80 euros

ferry A/R                       312euros

wifi                                 12 euros 

total                                1216,19 euros

Prix du litre de Go en avril mai 2010 entre 1,17 et 1,37 euros

demi tarif sur  les sites aux séniors 65 ans et plus.

hors saison les sites sont gratuits le premier dimanche de chaque mois 

pas de problèmes d'approvisionnement en eau.

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Commentaires (1)

1. zeus 85 08/05/2011

Bonjour,

Merci de votre récit, je vais m' en inspirer pour notre voyage à deux CC pour cette année 2011 (mi aout/septembre/octobre.
Vous m' avez fait revivre mes premiers voyageil y a 20 ans !!!
Juste une petite chose ! dommage de n' avoir pas parlez des points d' eau et ravitaillement gaz
CORDIALEMENT ET BONNE ROUTE A TOUS

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Date de dernière mise à jour : 16/01/2014