Espagne-Portugal 2003

En route pour l'Espagne

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     L'heure de la retraite a sonnée, et ne voulant pas perdre de temps, nous décidons de partir pour l'Espagne et le Portugual, pays ou nous n'avons jamais mis les pieds. Il faut donc réparer l'erreur. Nous n'avons rien préparé, tellement impatients de partir au plus vite .

    Ce 17 septembre 2003 au volant de notre monospace ,sous un soleil éclatant, nous prenons la direction du Perthus, pour rejoindre notre premier arrêt à Figuéras.                                                           

Figuéras

Figuéras pour les Français, Figuérès pour les Catalans est la ville natale de Salvadore Dali, ville de 44200 habitants située au milieu d'une plaine, à 39 m au dessus du niveau de la mer, au pied des Albères Pyrénéennes. La ville jouit d'une importante activité agricole et commerçante. Très bien placée, on peut rejoindre rapidement la montagne, la mer ou la frontière Française. Le théâtre musée Dali entierement érigé à sa gloire et par lui même, fût inauguré en 1974. Les façades et les tours du théâtre musée portent des oeufs et des pains Catalans symboles de l'oeuvre de Dali.

 Notre prochaine étape nous conduit à Sagunto près de Valencia  ou nous nous coucherons dans un hotel près de la gare, avec le passage des TGV une bonne moitié de la nuit, donc pas très calme.

Figuéras

Cartaya

Le lendemain matin nous repartons de bonne heure, nous avons prévu une traversée rapide de l'Espagne, notre but étant surtout  la visite du Portugal. A peine avons nous quitté Sagunto , nous sommes déjà à Valencia que nous contournons sans difficultées, puis Albacète,  Cordoba, Sévilla ou l'on ne s'y arrêtera pas,nous le regretterons par la suite, Huelva et Cartaya que nous atteignons vers 17 heures.Le temps de trouver un hotel et nous déambulons  dans les rues de la ville pour une petite visite avant d'aller dîner. Il faut dire qu'en Espagne les restaurants ne servent pas avant 21 heures , ce qui nous laisse pas mal de temps libre.

Après une nuit très calme, nous avons récupéré de  la fatigue accumulée la veille, un copieux petit déjeuner, nous reprenons notre route en direction du Portugal qui n'est plus très loin, à peine une heure de trajet et nous passons la frontière vers 10 heures, et là, il faut remettre les montres à l'heure, le décalage horaire est d'une heure, il est donc 11 heures au Portugal. 

Tavira

Nous faisons donc notre  entrée dans l'algarve, qui est le sud du portugal, et à une cinquantaine de kilomètres de la frontière ,Tavira , ville de 25234 habitants qui fût détruite en grande partie en 1755 par  un tremblement de terre d'une magnitude de 9 sur l'échelle de Richter , suivi d'un raz de marée provoquant d'importants dégats dans toute la région y compris jusqu'à Lisbonne. La ville reconstruite conserve de nombreux batiments du XVIIIème siècle autour du château et de l'église Santa Maria. Elle vit surtout de l'agriculture et des produits de la mer. Après une courte visite nous poursuivons vers Faro, puis Albufeira,ville très touristique ou nous pensons y passer quelques jours . A la recherche d'un hotel pas trop onéreux, nous sommes vite découragés par les prix pratiqués, pas moins de 80 euros sans le petit déjeuner. Certains acceptent de baisser le prix de quelques euros à condition de rester une huitaine de jours. Quand on dit que le Portugal n'est pas cher! Nous poussons quelques kilomètres plus loin ,à Vilamoura, et là, c'est plus cher. Nous apprenons que c'est le lieu de villégiature de la Jet Set Portugaise. J'aurai dû m'en douter. A voir les hotels 5étoiles et les résidences privées,cela sent le luxe. Nous nous rabattrons donc à Lagoa dans une petite pension de famille modeste mais propre, entourés de poules et canards,même un singe dans une cage, ce qui avec la chaleur nous envoie des effluves pas très agréables lorsqu'on ouvre la fenêtre de notre chambre. Nous y séjournerons 4 jours, ce qui nous permettra de visiter la région  sans chercher un point de chute chaque soir.

Carvoeiro

Le lendemain de notre arrivée à Lagoa, c'est par hasard que nous découvrons Carvoeiro. Ce petit village de pêcheurs aux maisons basses et blanches construit autour d'une minuscule plage nous a séduits de suite, si bien que tous les soirs nous y viendrons dîner en changeant chaque soir de restaurant. Il y en a tellement, nous n'avons que l'embarras du choix. Aucun ne nous a déçu. La clientèle est en majorité composée d'Anglais et d'Allemands,qui, lorsqu'ils ne sont pas chez eux, mettent de l'ambiance.

Aux alentours, de nombreuses criques ou l'on y a accès par des escaliers dans les rochers, ou nous pouvons nous baigner tranquillement sans être entassés comme des sardines comme c'est le cas bien souvent chez nous sur nos plages en pleine saison. 

Sagres et Cabo Sao Vicente

Le surlendemain nous partons en excursion en direction du cap saint Vincent (cabo Sao Vicente). Nous traversons Portimao, puis une halte à Alvor charmant petit port de pêche qui a su garder son authenticité,ensuite Lagos, puis Sagres ou nous visiterons la forteresse et sa rose des vents à l'entrée. La forteresse fut créée au XVème siècle par Henri le navigateur(surnommé le navigateur mais qui n'a jamais navigué). Elle servit de point de départ aux explorations Portugaises du XVè siècle le long des côtes Africaines.

Quelques kilomètres plus loin le cabo Sao Vicente , le point le plus au sud ouest de l'Europe réputé pour ses vents violents. Le paysage est grandiose.Un phare,un ancien monastère, et à une centaine de mètres un petit restaurant sont les seuls batiments de ce bout du monde. Le restaurant ou nous irons déjeuner et déguster une Cataplana, spécialité du coin faite de plusieurs sortes de poissons, de pommes de terres, tomates,aubergines. Délicieux, rien que pour cela, cela valait le déplacement. Le soir, retour à Carvoeiro pour le diner et ensuite à Lagoa à notre pension sans oublier de saluer le singe en passant.

Alte.Silves.Monchique.Santiago do Cacem

Il est temps d'aller voir plus loin, nous quittons notre pension, ou finalement on s'y trouvait bien pour continuer en direction d'Alte ou nous ferons une courte pause,il n'y a rien de spécial a voir, puis Silvès ou la visite de la forteresse nous occupera un moment.  Cette forteresse de grès rouge d'une superficie de 12 hectares construite par les Maures entre le VIIIè et Xème siècle et étendue au XVème siècle a été fortement endommagée lors du tremblement de terre de 1755 dit de Lisbonne. Ensuite nous poursuivons vers Monchique renommé pour son artisanat ( meubles en bois). A voir également son église du XVIè siècle au centre ville et les ruines du monastère Nossa Sénhora do Desterro.

La serra de Monchique et son point culminant à 902m d'altitude, le pico do Foia, ou malheureusement nous n'avons pu l'apprécier à sa juste valeur dû à un violent incendie que les habitants de la région pense qu'il  fut criminel et qui a fait rage l'été dernier. Au moment ou nous passons, ce n'est plus qu'un paysage de désolation qui s'offre à nous.Paysage lunaire à perte de vue. Seules quelques maisons ont échappées au massacre et on se demande pourquoi? Nous sommes bouleversés,certainement pas autant que ceux qui ont ce décor chaque jour devant les yeux. Passé cet instant d'émotion, nous nous dirigeons vers Aljezur, puis Santiago do Cacem, ou nous ne trouverons pour le soir qu'une pension pas chère (25 euros) mais pas  très clean, nous nous en apercevrons le soir au moment du coucher. Comme on dit: ça ira mieux demain. 

Sesimbra

Le lendemain nous quittons Santiago do Cacem sans regrets pour remonter vers Lisbonne. Sortis de la ville de Sétubal (prononcez Stoubal) nous prenons une magnifique route côtière qui nous conduit à Sesimbra, charmante ville ou nous trouvons sur les hauteurs un hotel avec vue plongeante sur la mer (le residential Nautico) ou de 60 euros la nuit nous obtiendrons un rabais de 10 euros par nuit en restant cinq nuits.Très calme et propre nous acceptons l'offre, et Sesimbra nous servira de point de départ pour visiter Lisbonne distante de 25 kilomètres sans déplacer la voiture.

Sesimbra autrefois village de pêcheurs compte aujourd'hui 44000 habitants et est un important port de construction navale. Sa grande et belle plage en fait l'été la destination privilégiée des Lisboètes . A voir aussi à quelques kilomètres le cap Espichel. 

LISBONNE

Le lendemain de notre arrivée à Sesimbra, nous descendons à la gare routière de la ville à quelques centaines de mètres de notre hotel, prendre le bus pour Lisbonne. A peine trois quart d'heure plus tard nous arrivons à Cacillhas, le terminus.En face, de l'autre côté du Tage nous découvrons Lisbonne. Toutes les vingt minutes un service de bateaux fait la liaison entre les deux villes. Nous nous retrouvons donc rapidement sur le cais (quai) do Sobré. De là, nous reprenons un bus qui nous conduit à la tour Bélèm que nous avons hâte d'admirer. Pendant le trajet, des jeunes confortablement installés sur leur siège, se lèvent pour nous céder leur place. Cela mérite d'être souligné, il y a bien longtemps que l'on a pas vu cela chez nous.

La tour Bélèm construite entre 1515 et 1521 à l'embouchure du Tage servit de porte d'entrée et de système de défense à la ville de Lisbonne. De là, partirent les caravelles de Vasco de Gama  à la découverte de la route des Indes . Après le tremblement de terre de novembre 1755 qui détruisit une grande partie de la ville et fut suivi d'un gigantesque tsunami, la tour qui se trouvait au milieu du Tage, se retrouva au bord, à son emplacement actuel. elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983. Un peu plus loin se trouve le monument des découvertes maritimes et son musée. A quelques pas également le monastère san Géronimos dont la construction débuta en 1501 pour se terminer dix ans plus tard.

LISBONNE

Nous revenons à notre point de départ le cais do Sobré pour repartir à pied vers les quartiers les plus fréquentés du centre ville, le Chiado, le Bairro alto, la Baixa et l'Alfama. Ville de 545000 habitants,et 2,2 millions d' habitants avec la périphérie. Son centre historique est composé de 7 collines, 3 funiculaires et 1 ascenseur (élévador) de 45m de haut.Sur chaque colline, des miradouros qui sont des points  de vue ou l'on peut admirer la ville. A gauche du cais do Sobré, le Chiado, quartier chic de Lisbonne entre la Baixa et le Bairro alto, et sur notre droite la place du commerce et la porte de la rue Augusta qui entre dans le quartier  commerçant de la Baixa,avec l'ascenseur (élévador) de Santa Justa (45m de haut). De la place Don Pédro IV  nous apercevons les ruines du couvent et de l'église,marques du tremblement de terre de 1755 .Le couvent ne fut jamais reconstruit.

                                  

LISBONNE l'Alfama

Nous quittons le quartier de la Baixa pour nous rendre à travers des rues étroites et pentues dans le quartier de l'Alfama le seul qui a survécu au séisme de 1755. Nos pas nous conduisent au miradouro de Santa Lucia d'ou l'on a un superbe point de vue sur la ville, sur le pont du 25 avril traversant le Tage. Inauguré en 1966 sous le nom de pont Salazar , nom du dictateur gouvernant le Portugal à cette époque,rebaptisé après la révolution des oeillets en 1974. Plus au nord au point le plus large du Tage, le pont Vasco de Gama commencé en 1995 , inauguré en 1998,d'une longueur de 17 kms en fait le plus long pont d'Europe et l'un des plus longs du monde.

Nous grimpons au château saint Jorge, château médiéval qui fut résidence royale jusqu'au XVIIIème siècle  tout en admirant les azulejos, carrés de faïences colorant les murs des monuments de la ville et retraçants certains évènements du passé.

l'Alfama

La particularité de Lisbonne ce sont les électricos( tramways) qui sillonnent la ville. Certains ne sont plus très jeunes. Les jaunes assurent le service public et les rouges transportent les touristes. Dans le quartier de l'Alfama nombreux sont les petits bistrots et restaurants ou le soir on peut assister pendant le repas à un concert de fado chant mélancolique empreint de tristesse et de nostalgie qui exprime aussi  le sentiment de nostalgie du temps passé en attendant des jours meilleurs ( la saudade).

Notre visite de Lisbonne aura durée deux jours, c'est bien peu , il y a encore tant de choses à voir, mais cela fera l'occasion d'y revenir. En attendant nous redescendons sur le quai do Sobré reprendre notre bateau et notre bus pour rentrer à Sesimbra .

De retour à Sesimbra nous occuperons notre temps à la visite de la ville, à la plage , et le soir nous trainerons en bord de mer à la recherche d'un bon restaurant, ce qui ne sera pas difficile à trouver. Chaque soir nous changeons de restaurant et tous sont aussi bien les uns que les autres. Par contre les prix sont aussi élevés qu'en France, il faut compter de 40 à 45 euros pour deux personnes. Nous avons l'occasion de déguster un "vinho verde" vin vert, spécialité du Portugal, il faut dire que cela surprend la première fois . Il est assez acide, mais c'est comme tout, au bout d'un moment on s'y habitue.

A la fin de nos cinq jours, le temps est venu de reprendre la route en direction d'Evora, dans la province de l'Alentejo ou parait'il, il ne pleut que très rarement.


Evora

Après 120 kms nous arrivons à Evora, et comme toujours nous cherchons  d'abord un hotel. Ceci fait, nous savons que le soir venu nous ne serons pas à la rue. Ensuite nous entreprenons la visite de la ville, très belle et très intéressante. Ville de 41000 habitants  datant de l'époque Romaine qui opposa César à Pompée . Le temple dit de Diane mais qui servit plus au culte d'Auguste , construit au IIème siècle et détruit au Vème à l'époque des grandes invasions. La ville est classée au patrimoine mondial de L'unesco.

Nous avons repéré pour le soir un petit restaurant  typique sur la place do Giraldo à proximité de l'église, mais nous n'aurons pas la chance d'aller au bout, à peine nous sommes sortis de l'hotel qu'il se met à tomber des hallebardes, nous sommes tellement trempés qu'il nous faut rentrer en courant à l'hotel . Nous nous contenterons  donc de la cuisine internationale( steack-frites) au restaurant de l'hotel.

Estremoz

Le lendemain nous décidons de visiter Estrémoz distant de 43 kms, toujours sous la pluie. Heureusement qu'il ne pleut pas souvent. Nous sommes tombés au bon moment. La ville d'Estrémoz, 10000 habitants, est renommée pour ses carrières de marbre et sa notoriété remonte au XVIIIème siècle. Pour la première fois nous y trouvons une pousada. Nous en avions entendu parler mais nous n'en avions jamais vues.

Les pousada sont des établissements hôteliers gérés en majorité par l'état. Elles sont de deux sortes: les pousada régionales et les pousada historiques. Elles offrent une capacité d'hébergement réduite axée sur un service de qualité et de haut de gamme. Les régionales s'inspirent de la région ou elles sont implantées, et les pousada historiques sont le résultat de la restauration d'un édifice historique: palais, forteresses, châteaux. En 2003 elles sont au nombre de 44 dont 19 historiques sur tout le territoire. 

Le soir nous rentrons à notre hotel en passant par Redondo et vila Niçosa  ou il n'y a rien de particulier a visiter et toujours  sous une pluie qui n'a pas cessée de la journée.

Au réveil,le matin, la pluie a redoublée d'ardeur, cela ne sert à rien de rester ici, nous allons donc quitter le Portugal  sans oublier d'acheter l'emblème du pays, le coq de Barcelos . La route sera longue puisque nous avons retenu une chambre d'hotel à Saragosse soit à 850 kilomètres.

Saragosse

La pluie ou plutôt le déluge nous accompagnera jusqu'à Badajoz, la frontière avec l'Espagne ,ensuite cela s'améliore. Nous passons par Caceres , Madrid , Guadalajara et à 18heures arrivée à Saragosse. Nous aurons un peu de mal à trouver notre hotel malgré le plan. C'est une ville de 700000 mille habitants, il ne faut pas trop s'égarer surtout quand on ne comprend la langue et que l'on est pas compris .enfin ,au bout d'une heure nous y sommes. Ce soir nous n'aurons pas besoin de Berceuse.

 Le lendemain nous reprenons la route direction Rosas à 442 kms , pour nous reposer un peu en bord de mer avant de rentrer à la maison.

Rosas- Cadaqués

        Nous profiterons de notre court séjour à Rosas pour visiter Cadaqués à quelques kilomètres d'ici. Petit village de 2612 habitants  ou Salvador Dali y a passé une partie de son enfance  dans la maison de son père qui était notaire. Quand à Salvador Dali né et mort à Figuéres,ne put jamais par la suite s'installer à Cadaqués suite à une brouille en 1930 avec son père. Il s'installa donc tout près à port Lligat qui deviendra sa résidence principale jusqu'à la mort de son épouse Gala. Il quittera port Lligat et n'y reviendra jamais. Il finira ses jours dans un appartement attenant au théâtre musée de Figuéres et meurt à l'hopital le 23 janvier 1989.

Retour

Nous passerons encore une journée à Rosas à flaner dans la ville et le lendemain nous reprendrons le chemin du retour . Notre voyage aura duré trois semaines  et plus de 5000 kilomètres parcourus. Nous revenons enchantés avec plein de souvenirs dans la tête et comme d'habitude prêts à repartir.

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Commentaires (1)

1. LEFRENE 08/05/2014

Merci pour votre récit qui nous donne envie de partir visiter le Portugal avec notre petite caravane.
Nous partirons de la Bretagne et nous envisageons de commencer notre périple par Porto ...
Bien à vous ,
jp lefrêne.

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Date de dernière mise à jour : 20/11/2013